C’est désormais une épreuve chère au club de cyclisme de Bourg-en-Bresse. Déjà la 15ème édition et deux parcours qui ne varient presque pas depuis quelques années. La Bisou et ses 141 kilomètres pour 1950m de D+ et 5 GPM, La petite Bisou avec 75 kilomètres pour 500m de D+.

Comme à mon habitude, je me suis inscrit sur le grand parcours. 608 concurrents + 567 sur la Petite soit 1175 participants. Les organisateurs sont bien rodés et les bénévoles présents gèrent cela de main de maître avec le sourire ! À l’entrée de la salle des sports se trouve le stand de mon partenaire Pédaleur. Je prends le temps de saluer les deux jeunes créateurs de cette Start-Up qui fait son bout de chemin chez les cyclistes.

En ce second dimanche d’avril le soleil est de la partie, les températures annoncés sont celles d’un mois de juin, mais la fraicheur matinale est tout de même présente. Comme toujours, un peu de crème de massage chauffante Embrocation Siamoise afin d’être tout de suite opérationnel. Pour cette épreuve je prévois un peu moins de 4h, un gel énergétique, une barre protéinée à l’amande et une énergétique au Goji me suffiront. Le temps de finir de préparer mon MG Tech Bikes HMS, les boyaux gonflés respectivement à 6,9 bars à l’avant et 7,2 bars pour l’arrière et je me rends vers la ligne de départ.

Les deux épreuves ont 2 départs distincts avec 30’ de décalage pour éviter une course faussée par un éventuel départ en trombe de ceux qui font La Petite Bisou.

9h00, étant invité par Vélo101, je suis en première ligne, à côté des Elites du club organisateur, surnommé la BAC. La première partie empreinte des routes assez étroites et quelques obstacles urbains occasionnent quelques frayeurs au milieu du pack. Mais déjà nous approchons du premier GPM, la côte du Mont July (3 kilomètres à 10%). Elle va opérer une sévère sélection sous l’impulsion des coureurs de « la BAC » ! Au sommet c’est un groupe d’une quarantaine d’unités qui continue sa chevauché. Derrière le second peloton est déjà battu. Etant grippé depuis la veille je ne suis pas du tout au mieux. Bien au contraire, j’ai les jambes toutes molles, du mal à respirer et le cœur qui s’emballe. J’essaye tant bien que mal de me cacher dans ce groupe et de fournir le minimum d’effort.

Mais au fil des kilomètres et de l’enchainement des côtes, notre groupe perd des éléments. J’en fait parti, je suis complètement en manque de force et je ne parviens pas à respirer correctement. De ce fait j’ai tout de
suite les muscles qui toxinent. Je me fais reprendre par le second groupe qui pointait déjà à plus d’une minute. Mais devant, le premier peloton va complètement exploser sous l’impulsion de coureurs en manque de courses Elite. C’est donc un peu sans surprise que le club organisateur qui évolue en DN2 place trois de ses coureurs sur le podium, bouclant les 141 kilomètres en 3h47 ! Pour nous, à force de reprendre des coureurs nous arrivons pour une 28ème place, je me place dans les premiers du groupe mais je ne sprint pas. La semaine passée, j’ai failli tomber pour une potentiel seconde place alors pour une 28ème voire plus et même pas de podium de catégorie je préfère ne pas tenter le diable. Je termine donc 43ème, 14ème des Masters1 en 3h56’ mais surtout complètement « sec », j’ai les jambes qui me portent à peine, une grosse migraine et la fièvre qui arrive doucement mais surement !

C’est une très belle épreuve que je viens de découvrir. Certes déçu de ma contre-performance mais à l’heure où j’écris ce résumé, je me demande comment j’ai pu faire 141 kilomètres de course. En effet le soir j’ai sombré de fatigue et le lendemain matin un réveil fiévreux avec le nez et la gorge bien pris. N’ayant pas prévu de courir le week-end prochain cela m’arrange afin de pouvoir me soigner et de revenir plus en forme sur mes prochaines courses !

Un grand merci aux organisateurs pour le choix du parcours. Le panorama de la descente sur les gorges de l’Ain était superbe. Le fléchage était impeccable avec à chaque intersection un ou plusieurs signaleurs (plus de 300 au total !) Des motos devant chaque groupe en plus des motos affectées spécialement pour signaler les obstacles. Les ravitaillements comme les sommets étaient annoncés un kilomètre avant. Pour les premiers, les bénévoles tendent les barres de céréales (sans emballage pour éviter la pollution, bien vu) pour des ravitaillements à la volée.

https://www.relive.cc/view/935051779 :

 

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