Le mois de juillet est synonyme d’épreuves cyclosportives montagneuses. Généralement la majorité d’entre nous se ruent dans les Alpes ou dans les Pyrénées mais il ne faut pas oublier le Massif Central et ses routes cévenoles ! En effet cela fait déjà presque 20 ans que toute l’équipe des magasins Bouticyle du Gard organise une des plus belles cyclosportives française : la Bouticyle Aigoual.

Crédit photo: @Cevennes-Gorges du Tarn

Et comme son nom l’indique, celle-ci passe par ce sommet connu pour son climat très rude et sa station météo (encore en activité !).
2018 sera la 19ème édition de cette épreuve qui alterne une journée route et le lendemain une très grosse manifestation VTT avec des compétitions nationales. De plus cette épreuve fait partie du trophée Label d’Or.

Mais revenons à cette 19ème édition route qui propose 3 parcours variés de 60, 90 et 135 kilomètres. Le 90 et 135 kms s’élancent ensemble à 9h30 (le petit à 10h). En ce premier samedi de juillet, la température est estivale et le ciel bleu bien présent. Aligné sur le parcours Fenioux de 135kms, je prévois un peu moins de 4h de course. De quoi me remplir les poches de 2 barres énergétiques, de chez ON-Energy ainsi qu’un gel énergie endurance bio. Côté bidons, un de 750ml et un autre de 500ml feront l’affaire avec une base de Durante pour maintenir le taux de sels minéraux perdus.
Enfin pour le matériel, avec un profil montagneux et surtout une ascension du Mont Aigoual qui débute dès le 73ème kilomètre pour s’achever au 120ème, j’opte pour mon Officine Mattio sur-mesure équipé avec ma paire de roue artisanale « light » (seulement 945gr la paire !).

Avant de me rendre sur la ligne de départ, je salue les organisateurs de l’épreuve, les différents concurrents que je connais et dont c’est toujours agréable de retrouver mais aussi le parrain de l’épreuve, Luc Leblanc, qui est un vieil ami !
Déjà 9h30, nous voici partis pour une longue descente jusqu’à Millau. Cette dernière est tantôt rapide, tantôt en faux plat. Le vent s’est légèrement levé et casse un peu le peloton mais sans jamais créer de vrais groupes. En revanche 5 hommes ont réussi à prendre quelques longueurs et rentrent dans la sous-préfecture de l’Aveyron avec presque une minute d’avance. Pas d’affolement car dès la sortie de la ville, nous entamons la difficile côte du Poncho (D110) avec ces lacets et sa vue imprenable sur le viaduc ! Tout de suite l’équipe la plus représenté et dont le vainqueur de l’an passé est présent impose un bon tempo. Je me repositionne et suis ce train, à mi-pente les échappés sont repris et nous, nous ne sommes plus qu’une vingtaine ! C’est à ce moment-là que l’un des coureurs du Team Montagnac accélère très nettement, je saute dans sa roue. Nous sommes sur une base d’un peu plus de 6 W/kg. A cette allure, l’écrémage est net, après 500m nous ne sommes plus que 4 ! Je relaye sur ce même rythme, et même un peu plus à l’approche du sommet pour creuser un véritable écart. Sur le plateau, chacun prend ses relais mais le 4ème homme (plus habitué aux trails qu’aux courses de vélo) accuse un peu et ne passe pas régulièrement. Nous ne lui en tiendrons pas vigueur.

Crédit Photo : Midi Libre

J’en profite pour me ravitailler car nous avons déjà largement dépassé l’heure et demi de course et nous approchons de ce fameux kilomètre 73 qui marque le début des gorges de la Jonte, où les vautours nous surplombent ! Premier écart, environ 3’ sur 5 hommes, rien n’est fait. La remonté des gorges se fera de manière fluide avec un ravitaillement par Mr Luc Leblanc en personne ! Mais les kilomètres défilent et l’écart reste stable, si bien qu’aux premières pentes du col du Perjuret je décide de remettre un bon tempo. A ma grande surprise, mes compagnons d’échappés lâchent prise les uns après les autres ! Je me retrouve seul à plus de 15 kilomètres du sommet. Que faire ? Je temporise un instant, je vois que le trio s’est reformé en contre bas. Pas d’hésitation je continue mais avec une petite marge sous la pédale.

Crédit Photo : Midi Libre

Au passage du col du Perjuret, je possède déjà plus de 1’30 d’avance, en plus le trio a explosé et apparemment ils montrent des signes de fatigue. Toujours sur mon rythme soutenu j’attaque les dernières rampes du Mont Aigoual, j’en profite pour observer ce paysage magnifique où nous pouvons distinguer : la mer méditerranée, les Alpes, le Mont Ventoux mais surtout mon très cher Mont Lozère !
A peine le temps de refermer le maillot que je plonge dans la longue descente jusqu’à l’entrée de Camprieu. Je franchis la ligne en vainqueur après 3h38’ de course. Le podium sera complété par le coureur de Montagnac et notre spécialiste du trail qui se sera bien battu !

Je tiens à remercier en premiers les organisateurs de cette magnifique épreuve qu’est la Bouticyle Aigoual, mais aussi mes partenaires présents à mes côtés et tout ceux qui me soutiennent. On ne le répétera jamais assez mais sans leurs aides, il est impossible d’obtenir ces résultats. Cette victoire leur est dû !

             

Le classement complet de la Bouticycle Aigoual, parcours Fenioux :

                              http://bouticycle-aigoual.com/wp-content/uploads/Camprieu-2018-Route_R%C3%A9sultats-Fenioux.pdf

Le relive de ma course: https://www.relive.cc/view/1686473057

 

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