Ce vendredi 17 et samedi 18 novembre 2017 ont eu lieu les 9èmes Assises Européennes du Cyclosport. Ces assises ont rassemblé une cinquantaine de participants, dont les organisateurs des plus belles épreuves d’Europe telles que l’Ardéchoise, les Bosses de Provence, l’Ariégeoise, la Quebrantahuesos (épreuve espagnole), la Fausto Coppi (épreuve italienne) et bien d’autres. Les débats ont notamment permis de faire un point sur l’impact touristique et économique de ces manifestations pour la région hôte, sur les aspects sécurité et responsabilité, sur la professionnalisation de l’organisation ou encore sur les relations avec les fédérations nationales et internationales.

C’est donc à Marseille dans l’Hôtel du département des Bouches du Rhône et grâce à l’appui de Jean-Claude Carminatti (le président des Bosses de Provence) que nous avons pu nous réunir. Mais c’est aussi et à l’origine grâce à Patrick François, président historique de l’Association Européenne du Cyclosport (AEC) que ces assises ont lieu. Il faut savoir que rien que pour la France on compte un peu plus de 110 épreuves qui totalisent plus de 80 000 coureurs ! C’est une proportion importante de la population des cyclistes en France. D’ailleurs qui d’entre vous n’a jamais pris le départ d’une de ces épreuves ou est au moins allé voir des amis, ou compagnons de route, sur un parcours près de chez soi ? Mais si en France le calendrier est chargé, voire surchargé certains week-end, en Espagne ils ne peuvent organiser qu’une seule épreuve par week-end et une seule par an par région ! C’est dire s’il est important pour les cyclistes de ce pays de ne pas rater l’épreuve qui se déroule dans leur région !. De ce fait Roberto Iglesias le fondateur de la Quebrantahuesos limite la participation à 12 000 cyclistes alors qu’il reçoit 18000 demandes d’inscription. chaque année !

Un des sujets très intéressant a été celui de l’impact d’une épreuve de masse sur une région . S’il est évident que l’impact direct est loin d’être négligeable pour les communes qui accueillent ces épreuves (hébergements qui arrivent souvent à saturation,  chiffres d’affaires des commerces locaux, …), il est complété par un impact indirect plus difficilement mesurable représenté par la venue de certains cyclistes pour une reconnaissance ou le retour plus tard de certains concurrents qui veulent profiter en, famille, ou entre amis, des lieux et routes qu’ils ont découverts et appréciés grâce à ces cyclosportives.

La sécurité des coureurs et l’assurance ont été les sujets traités par nos amis d’Assurance Vélo qui sont, comme le nom l’indique, spécialisés dans ce domaine. Cette intervention a été complétée par le représentant de Gras Savoye Assurances qui a expliqué la responsabilité et les obligations des organisateurs, et les démarches que cela implique. L’intervention de Dokever (spécialiste des secours sur des évènements sportifs) a permis de soulever certaines questions, notamment sur les interventions des médecins ou de la Croix rouge, et de rassurer les organisateurs vis-à-vis de comportements dangereux ou irresponsables de certains participants qui n’hésitent pas à se présenter avec un certificat médical falsifié !

Crédit photo @BikenConnect

Un long débat a aussi été ouvert sur la communication et sur les réseaux sociaux. C’est l’intervention très remarquée et de style américain de Bike’n Connect qui a le plus frappé en montrant l’intérêt des réseaux sociaux pour mettre en avant ces épreuves. C’est ainsi que cette application que nous vous développerons très prochainement plus en détails permet de regrouper des coureurs, passionnés ou tout autres pratiquants autour de vous. Top Vélo (nouvelle formule depuis cet été) présent se veut être le magazine et média internet aux côtés des cyclosportifs.

Bien sûr un chapitre sur le comportement incivil de certains participants a été ouvert. La présence de la patrouille Green Cycling qui depuis des années officie dans le peloton a permis de réduire les déchets sur les routes et les comportements inacceptables. Il a ainsi été rappelé que le cyclosport se déroule dans la nature, très souvent dans des parcs régionaux ou des lieux inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO, où il n’est pas pensable de tolérer de dégrader ou de polluer ces lieux !

Le dopage, qu’il soit physique ou mécanique ; n’a pas été écarté des débats car il a malheureusement fait son apparition dans les épreuves cyclosportives. La question des VAE a aussi été soulevée avec l’idée de création de parcours destinés à ce type de vélo, sans classement, pour justement éviter la surenchère et le trafic de moteur.

Crédit photo @Vincent Hurstel

 

En fin de seconde journée et pour conclure ces assises, un protocole d’accord a été signé entre AEC et Formula BICI (regroupement des plus grandes épreuves transalpines) afin que toutes les manifestations adhérentes de ces associations respectent le même cahier des charges, que le dialogue et les échanges soient simplifiés.

Ce contenu est réservé aux membres du site. Si vous êtes déjà inscrits, connectez-vous. Pour les nouveaux utilisateurs vous pouvez vous inscrire ci-dessous.

Connexion pour les Utilisateurs enregistrés
   
Nouvel Utilisateur?
*Champ requis
%d blogueurs aiment cette page :