En ce samedi 22 avril matin, ce n’est pas moins de 600 coureurs qui se sont amassés dans la petite ville de Viré-en-Maconnais. Tous présents pour participer à la seconde épreuve du challenge Grand Trophée : La Bourgogne Cyclo. Pour rappel la première étape a eu lieu à St Tropez le même jour que La Bisou (le 9 avril). Comme très souvent, deux parcours sont proposés : Médiofondo avec 102 kilomètres et 1800m de D+ et Grandfondo avec 154 kilomètres et 2500m de D+. Les deux départs sont décalés de 15 minutes d’intervalle et les coureurs disposent d’une plaque de couleur différente en fonction du choix du parcours. Parfait pour bien identifier les concurrents. Le temps d’aller retirer celle-ci avec mon cadeau d’inscription, forcément une bouteille de blanc bourguignon, et d’ajuster le n°236 sur mon Taipan de chez MG Tech Bikes. Le parcours est très vallonné avec des cols qui sont en fait plus des côtes. De ce fait j’opte pour un mix de mes paires de roue de mon fidèle partenaire et artisan Alpin’s Wheel. Ma 50mm de profil à l’arrière avec moyeu DTSwiss 240s et ma roue light de 20mm et son moyeu Extralite à roulement céramique pour l’avant. Ainsi je garde une bonne inertie et rigidité sur l’arrière couplé à une grande précision et fluidité sur l’avant avec une légèreté.

La fraîcheur matinale annonce un ciel azur, pas de bise et de nuages à l’horizon. Le thermomètre va vite grimper d’où le fait de se préparer en conséquence avec ma fameuse crème de massage Embrocation Siamoise. L’an passé, la gagne s’est joué en un peu plus de 4h20, je pars donc sur une course de 4h30, pensant bien être dans les premiers, ou du moins de tenter. Deux barres protéinées, un gel d’effort de chez ON Energy suffiront.

9h00, le départ s’effectue en douceur sur de belles routes avec juste ce qu’il faut comme faux plat et légères côtes pour se mettre en jambe. Quelques attaques animent un peu ce début de course mais rien de bien sérieux. Quelques facteurs essayent tout de même de filer à l’anglaise. C’est seulement au 51ème kilomètre que la course va prendre une vraie tournure avec la fameuse côte des chèvres et ses pourcentages élevés. En effet celle-ci va se monter très vite suite à différentes accélérations. Je réponds facilement, les jambes sont là ! Après une montée à plus de 6W/kg sur 4’30, seul les plus costauds sont encore là ! En fait nous sommes 4 à la bascule mais dans la descente l’écart trop faible favorise un retour et nous nous retrouvons un groupe d’environ une dizaine d’unités. Devant le groupe a explosé mais il reste encore 5 hommes qui sont désormais en ligne de mire.

Pas le temps de se ravitailler au col de Brançion pour tenter de revenir sur le quintet de tête. Très en confiance sur mon choix de roues et de pression, j’effectue une descente engagée pour effectuer la jonction. Nous constituons un bon groupe à l’avant qui se voit renforcer par quelques retour à l’arrière. Mais le col de la croix situé au 74ème kilomètre va refaire une sélection sous l’impulsion de notre quatuor, le même qu’au col des chèvres. Après plusieurs tentatives d’échappée dont une sur portion de transition, je commence à désespérer et préfère attendre la grange du bois au 109ème kilomètre qui sera la dernière difficulté pour tenter un va-tout. Nous sortons de la forêt pour reprendre des routes entourées de vignes. Qui dit vignobles dit généralement côtes courtes mais raides ! Et c’est justement à la faveur d’une de celle-ci que deux très bons grimpeurs vont prendre quelques mètres. Le temps de répondre, il est déjà trop tard. Je sollicite mes compagnons d’échappée mais personne ne peux répondre. Je suis en train de me dire que nous sommes en train de vivre un remake de l’Héraultaise. C’est un véritable jeu du chat et de la souris qui se met en place. Mais la souris est plus forte et le duo va filer jusqu’à l’arriver où le leader du Challenge DTSwiss va s’imposer et signer une belle victoire (la 4ème déjà cette saison !) en 4h19’. Malgré une erreur de parcours suite à un fléchage un peu trop discret par moment et un marquage au sol trop proche des carrefours nous sommes encore une grosse dizaine pour une place sur le podium, le sprint en faux plat descendant ne me sera pas favorable face à mes concurrents. Une fenêtre s’ouvre à plus d’1,5 kilomètre de l’arrivée : je fonce ! Le trou est fait, j’écrase les manivelles de mon pédalier MG Tech. Mais le faux plat montant de la flamme rouge me paraît interminable, si bien que je me fais reprendre aux 400m, là où les pourcentages s’inversent. Tant pis je sprinte mais complètement cramé de mon effort, je termine 6ème de cette épreuve avec pour seul lot de consolation une 3ème place en Master qui me vaudra la bise de Miss Bourgogne 2016.

Au final je retiendrais que les jambes commencent à répondre. La crève de la Bisou est derrière moi. En revanche j’ai peur de manquer de repères et donc de ne pas tenter, sûrement le fait de ne pas trop savoir où j’en suis. Il y a un proverbe qui dit : « le vélo c’est 30% dans la tête, le reste dans les jambes ». A moi d’ajuster mes 30% comme il faut !

Vous pouvez retrouver l’ensemble des résultats de cette journée sur le lien suivant :
http://www.grandtrophee.fr/resultats.php

Mon relevé Strava :
https://www.strava.com/activities/953540259/embed/de40d520d868b1581a3b5881a51fcdc2214e60fb

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