La première véritable cyclosportive avec un profil de montagne ! En effet avec 162 kilomètres et 3800m de dénivelé le programme s’annonce costaud, et ce n’est pas pour me déplaire !

Cette année les organisateurs ont innovés un nouveau col : le Col du Mont noir. Comptez presque 20 kilomètres de montée en deux paliers dont la première portion jusqu’au village de Presles est la plus dure. Le pied se situe vers le 110ème kilomètre et donc au sommet encore une grosse vingtaine pour rallier l’arrivée. Le départ est une nouvelle fois sur le plateau du Vercors dans la commune de Villard de Lans. Et malgré le fait que nous soyons fin mai, ce matin la température avoisine les 5°C, avec un ciel gris voire noir vers le sud du Vercors…

De ce fait j’opte pour une paire de manchette, des gants longs de pluie et bien sûr une grosse dose d’Embrocation Siamoise afin de me chauffer et de préserver mes muscles chauds le plus longtemps possible. Avec un tel profil et kilométrage, je pense que nous allons avoir environ 5h de course. Je prévois donc mon ravitaillement en conséquence, 3 barres énergétiques, 2 gel de l’effort et 2 bidons avec un apport glucidique Durante (goût fruit rouge) le tout de chez On-Energy.
Côté matériel, le Taïpan de chez MG Tech Bike est un excellent vélo pour la montagne, de plus je l’ai couplé avec mes roues de montagne light de chez Alpin’s Wheel. Vu le ciel menaçant, je décide de mettre une pression de pluie soit 6,8 bars sur l’avant et 7,2 pour la roue arrière. Ainsi je suis prêt à affronter les cols du Vercors !

8h00 : Nous voici lancés sous cette fraicheur matinale, les sommets tout proches sont enneigés ! Le début de la course fait une boucle sur le plateau du Vercors (Lans, Autrans, Méaudre) et la première difficulté du parcours : le col de la Croix Perrin. La pluie a fait son apparition, elle est très froide ! Je commence à ressentir les mêmes symptômes qu’à La Lozérienne ! Mais cette fois je ne veux pas connaitre un nouvel échec, je reste optimiste et me concentre sur la course. D’autant plus que nous sommes encore un peloton conséquent et ça frotte. Dans le col d’Herbouilly, nous sommes plusieurs a effectué une sélection. A la bascule nous ne sommes plus qu’une grosse vingtaine. Il fait toujours aussi froid je tremble, mes jambes sont dures… Chacun prend son relais, pas trop énergique mais suffisant pour être efficace. Hélas une vague due à une erreur d’inattention va ma projeter au sol ! Je me relève rapidement avec juste des égratignures bénignes, mais ma roue avant est HS ! En effet en tombant j’ai heurté un rocher qui a cassé ma jante carbone. Je sens l’abandon quand par chance une voiture me dépanne une roue avant ! C’est parti pour une remontée jusqu’au groupe de tête. Je m’y emploi à fond, mais avec ce froid et cette chute, les jambes sont dures. Pourtant je vais monter le col de Saint Alexis encore plus vite que la tête!

Vidéo de cette montée réalisé par Nicolas Raybaud, merci à lui!

Après plus de 20 kilomètres je parviens à réintégrer mon groupe. Ouf ! Les collègues me demandent si ça va, tout est ok. Ceux qui ont fait la vague s’excusent, beau comportement.

Je me ravitaille d’un gel endurance pour préparer la montée du col du Mont noir. En effet, avec ces mésaventures nous sommes déjà presque au pied.
Comme je m’y attendais, c’est le feu d’artifice au pied, mais très vite un coureur va imposer un gros tempo, je le connais il est très fort, donc pas d’hésitation il faut suivre. Je le laisse faire, derrière je sens que c’est limite, le groupe fond comme neige au soleil. En parlant de ce dernier, il est enfin arrivé et cela va me débloquer les jambes ! Nous approchons du premier palier, nous ne sommes plus que 6 . Je sais que la course est pliée, la seconde partie est moins raide nous prenons des relais. L’entente est bonne. Vers la seconde moitié du dernier palier nous retrouvons des pourcentages plus forts, j’imprime un bon tempo mais je sens que je paye ma chasse de tout à l’heure. Les autres le sentent et m’attaquent. Je réponds ne parviens pas à rester au contact. Ils sont 4 à filer, à la bascule je ne suis pas loin. Etant bon descendeur et cette descente étant très rapide, je sais que je peux revenir. Mais à la sortie d’un virage je tombe sur un coureur (qui plus est un ami) en sang sur la chaussée. Il a percuté une voiture et est très mal en point ! Je m’arrête, je lui porte secours un long moment jusqu’à l’arrivée des premiers secouristes. Les autres coureurs passent, pour moi la course est finie, je ne pense plus à une place ou un podium mais plus à sa santé ! Je repars après plus de 10’ d’arrêt pour finir presque en roue libre où certains vont me doubler et me faire le sprint…


Je termine malgré cet arrêt 17ème et 8ème en catégorie mais cela ne signifie rien. Une fois la ligne franchie, je m’arrête un petit moment sur le stand de mon parteanire Pédaleur présent sur cet évenement, où nous discutons de futurs projets, affaire à suivre… Je suis toujours inquiet et je prends rapidement des nouvelles de mon ami avant de repartir. La gagne s’est joué en 4h50, mon compteur affiche 4h51 ! Ce qui prouve bien que j’étais en forme et tout à fait à ma place devant. Il faudra conserver cette forme pour les prochaines épreuves !
Il ne faut pas oublier que nous ne sommes pas des professionnels. Certes nous sommes en course mais la route ne nous ait pas réservée. Il faut garder cela à l’esprit. Mais prendre des risques pour une ligne sur un palmarès ou une coupe sur la cheminée, le jeu en vaut-il la chandelle ?

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