L’entraînement en pignon fixe désuet depuis des années revient à la mode avec l’apparition des fixies en milieu urbains. Cette technique était très courante dans les années 70, 80. En effet les coureurs de l’époque avaient moins de choix pour varier leur activité physique durant la période hivernale. De ce fait ils s’octroyaient une période de réadaptation du vélo en pignon fixe. Mais pourquoi aujourd’hui, seulement très peu de coursiers pratiquent encore cette activité ? Et quel est le but de cette pratique ? Qui de plus va vous demander une adaptation matérielle mais aussi psychologique. Nous allons développer ces différents points à travers cet article.

Méthode révolue ?

Aujourd’hui avec des cassettes à 11 vitesses, des dentures de plateaux changeables facilement, nous avons une plage de braquet qui permet de palier à tous les terrains. Alors quand vous dites à un jeune cycliste de revenir à un seul braquet qui de plus est fixe, c’est pour lui, tout simplement impossible de concevoir d’aller réaliser une sortie d’entraînement ainsi ! De plus avec les pattes de cadres standards, il n’y a pas de possibilité de régler la tension de chaîne comme sur les anciens vélos ou ceux de piste par exemple.
Mais l’arrivée de la mode des fixies aide à solutionner ce problème avec les chaînes à demi-maillon qui comme sur la photo ci-contre permettent un ajustement plus précis de la tension de la chaîne, et donc une tension idéale.
Attention, il y a un sens de montage de la chaîne à demi-maillon. Le côté arrondi de la chaîne doit être vers l’avant, c’est à dire que les maillons du haut ont l’arrondi vers le plateau avant.

Ainsi vous avez un plus large choix de braquet à adapter sur votre vélo. Il faut noter que la pratique du pignon fixe est conseillé avec son vélo habituel pour ne pas provoquer encore plus de changements et de risques de traumatismes envers vos articulations. En effet nous détaillerons un peu plus loin que ces entraînements sollicitent votre corps d’une manière peu habituelle.

Quel braquet et combien de temps ?

Pour le braquet, c’est assez libre. Il dépend surtout de votre niveau de pratique mais aussi de votre région. Comprenez bien que vous n’aurez qu’un seul braquet pour monter puis descendre les cols et aussi pour rouler sur le plat ! Mais il est de coutume de commencer par un 42×16 qui développe 5,52m (avec des pneus de 25mm). Ainsi à une fréquence de 80tr/min, vous roulez à 26km/h. Il existe de très nombreux tableau de braquets afin de trouver celui qui vous correspondra le mieux. Mais ce qui compte et à ne pas négliger est le ratio de votre développement.

En effet celui-ci correspond au nombre de dents du pédalier divisé par le nombre de dents du pignon. Plus ce chiffre est élevé plus le pédalage deviendra difficile au démarrage et en côte mais plus il sera possible de rouler vite. A l’inverse un ratio bas permettra un démarrage facile, l’absorption de dénivelés, mais ne permettra pas de rouler très vite. Il est donc important de choisir son ratio selon ses besoins. Le tableau ci-contre vous présente celui du 42×16 et ses proches équivalents.

Enfin il est idéal de modifier son braquet à la hausse d’environ 20 à 30cm aux environ des 2/3 de votre durée d’entraînement en pignon fixe. Le but est de travailler un peu plus en force qu’en début de cession.

Intérêt et impact sur l’entraînement

Nous avons vu que l’hiver est axé sur de la préparation physique générale mais pas que. Il faut aussi une fois repris quelques séances de vélo, travailler son coup de pédale, sa vélocité et ensuite sa force. Vous allez voir que la pratique du pignon fixe vous offre tout cela en même temps !

La vidéo ci-dessous vous explique les différences entre les montées et les descentes et aussi va vous permettre de mieux comprendre ce que nous entendons par « travailler son coup de pédale » :

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