2017, 34ème édition du Roc d’Azur mais seulement seconde édition du Gravel Roc. En effet souvenez-vous, l’an passé je prenais le départ de cette première édition. C’était un parcours d’un peu plus de 50 kilomètres qui nous était proposés avec une majorité de chemins empruntés par les autres épreuves du Roc d’Azur. Mais cette année, les organisateurs ont offert deux prestations, une chronométrée (Race) avec classement et une autre de type randonnée (Ride). Compétiteur dans l’âme, je m’étais tout logiquement inscrits sur la première option. Le parcours faisait 60 kilomètres pour 880m de D+ (en réalité il y en avait un peu plus de 1300 !).
Pour ce faire, je ressors mon gravel en titane de chez Grade9, avec toujours les pneus Hutchinson Overide mais cette fois en tubeless. Ainsi je compte éviter les pincements qui m’ont coûté de nombreuses places l’an passée. Toujours mes jantes en carbone de chez Alpin’s Wheel avec sa paire de moyeux Tune. ON-Energy est présent sur le salon des exposants, je décide donc de leur faire honneur en portant leurs couleurs. De plus j’aime porter cet ensemble signé Rosti, de très grande facture et dont le cuissard est vraiment très confortable !

Le départ est à 8h pour la « Race » et 8h15 pour la « Ride ». La température est fraîche mais le soleil qui se lève sur la base nature de Fréjus annonce une belle journée. Je m’enduits comme de coutume avec ma crème préparatrice Embrocation Siamoise et je pars m’échauffer le long de la plage pour profiter de ce magnifique lever de soleil ! Puis vient l’heure de se présenter sur la ligne, nous sommes un peu plus de 190 coureurs, dont certains ex-professionnel de cyclo-cross (CX) ou VTT ! Le niveau est bien plus relevé que l’an passé. Je vise un top 10 mais vu la start-list cela semble un très gros objectif…
Après la désormais classique séance de clapping orchestré par Eric Davaine, speaker officiel du Roc depuis des années, le départ est donné.

Nous partons à bloc, un très long sprint pour quitter la base nature. L’entonnoir pour prendre la piste arrive vite et ça bouchonne un peu, devant les inconditionnels du CX ou du VTT habitués à ce genre de départ se font la belle ! Je suis au coude à coude avec plusieurs concurrents, je relance énergiquement mais une bosse me fait sursauter et je déraille de l’avant ! Etant en monoplateau et donc pas de dérailleur avant, je suis obligé de m’arrêter pour remettre ma chaine !
Et c’est reparti pour remonter ces coureurs qui m’ont dépassé, j’ai de bonnes jambes mais je ne vois plus la tête de course. Les Overide sont excellents sur ce terrain rendu très sec et poussiereux, je peux mettre beaucoup de vitesse avec une bonne adhérence. Je sens que le fait d’être en tubeless me permet de passer avec un peu moins de retenue qu’en chambre à air. En revanche dès que nous sommes sur une portion un peu technique ou descendante je manque de confiance dans mon pilotage mais aussi la peur de crever avec la perte de temps qui va avec me font ralentir. Concrètement dans les portions roulantes je suis au contact des autres coureurs, dans les ascensions je maintiens un bon 6W/kg ce qui me permet de les distancer et de refaire mon retard. Mais dès que nous sommes sur des parties où il faut être plus pilote et technique que simple routier alors je reperds du temps…

Ce nouveau tracé est vraiment propice à la pratique du gravel, certes nous avons dût effectuer quelques portages mais cette année pas trop de descentes cassantes. Malgré cela je redéraille une nouvelle fois après un passage « caillouteux » où mon titane saute dans tous les sens ! Le col du  Bougnon après plus de 45 kilomètres de course marquera la fin de la partie dure.
Avec mon 44×32, ça passe en force mais ça le fait ! La majorité ont des roues libres de VTT avec un 40 voire 42 à l’arrière ! Enfin le retour le long de la mer sur la piste cyclable me permet de creuser encore un peu l’écart sur mes concurrents. Mais la Gravel Roc comme chaque épreuve du Roc, emprunte le chemin des douanier et le passage sur la plage ! Je suis accompagné d’un coureur qui est comme moi issue de la route, niveau technique nous faisons jeu égal. Mais ce dernier donne des signes de fatigue, il restera dans ma roue jusqu’à la ligne d’arrivée que je franchis en 12ème position.

Je suis déçu de ma place mais l’objectif est presque atteint d’autant plus que le niveau était très relevé. De plus le fait d’avoir dérailler 2 fois et donc d’avoir dût m’arrêter ne m’a pas aidé, au contraire. Je retiendrai de cette belle épreuve 3 leçons :

  • Niveau technique, il faut un certain bagage que ce soit issue du CX ou du VTT.
  • Du matériel bien spécifique. Certes mon montage en tubeless s’est avéré performant (je n’ai pas crevé ni pincé) mais ma section en 35mm est un peu juste. Il vaut mieux préconiser du 38 voire même du 40mm.
  • Enfin un dérailleur arrière à ressort plus ferme pour conserver la chaine tendue et ce même quand elle n’est pas en prise.

Je remercie Hutchinson qui m’a permis de m’inscrire à cette seconde édition du Gravel Roc, mais aussi Grade9 pour ce titane qui, selon moi, reste le matériaux idéal pour cette pratique. Alpin’s Wheel qui fait des roues fabuleuses capables d’encaisser de très nombreux chocs et sauts sans bouger ! Et bien sûr ON-Energy qui sans aucun doute, grâce à ses produits énergétiques m’ont permis d’être en forme pour cette course, surtout après 2 journées à errer dans le salon parmi tous les exposants présents et la Roc Master couru le jeudi précédent !

 

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