Ce samedi 6 mai a eu lieu la 10ème édition de la Lozérienne. Depuis quelques années, celle-ci a élu domicile sur la commune de la Canourgue, la petite Venise lozérienne. Comme toujours deux parcours sont au programme un de 98 kilomètres avec 1550m de dénivelé et le grand avec 146 kilomètres et 2400m de dénivelé.

Mais pour son 10ème anniversaire, une nouvelle boucle annoncée plus difficile est proposé. La première boucle de 45 kilomètres est identique aux années précédentes avant de revenir sur La Canourgue et de suivre le tracé du petit parcours. En effet, au lieu de faire la traditionnelle descente des gorges du Tarn, il faudra les remonter en partie et surtout se hisser sur le causse du Sauveterre pour ensuite revenir sur la Canourgue. Une boucle plus casse-patte et surtout la portion plate des gorges réduite de moitié. A noter que les deux courses ont un départ différé de 30 minutes ce qui permet de ne pas avoir de course faussée.

Mais en ce premier week-end de mai, la météo n’est absolument pas à l’heure du printemps, au contraire avec seulement 5°C et une pluie continue qui s’abat sur la place du village, certains auront fait le choix de ne pas effectuer le déplacement et d’autres de ne pas s’aligner sous l’arche du départ. Pour ma part, inscris sur le 146 kilomètres et avec l’envie de remporter cette épreuve, je me m’équipe en conséquence. Préparation musculaire avec la crème chauffante Embrocation Siamoise, genouillère de pluie, surchaussure Vélotoze reçu dans ma box Pédaleur, du mois de mars 2016 déjà !

Et enfin le maillot de pluie Gota de chez Rosti, qui est le concurrent direct de la fameuse Gabba de son rival italien. Côté matériel, je choisi de monter mon MG Tech Taïpan, bientôt en test complet dans la rubrique Tests Vélos Complets, avec ma paire de roue de montagne light de chez Alpin’s Wheel. Cette paire à moins d’1kg est absolument sensationnelle dans les cols ou pour planter des démarrages. Pression basse pour mieux adhérer, 6.6 bars sur la roue avant et 6.8 bars sur la roue arrière.

9h00 : Après le briefing de l’équipe de LVOrganisation, nous voici partis pour le départ fictif. Nous sommes seulement 258 à nous élancer vers le pied du col du Trébatut. A peine entamé, les choses sérieuses commencent avec quelques attaques. Je reste prudent et attentif. Mais très vite je prends la tête des opérations et impose un rythme soutenu. Derrière, l’effort d’entrée sous cette pluie froide va entamer beaucoup de coureurs et au sommet nous ne sommes plus que 9 ! A ma grande surprise, j’ai de très bonnes sensations, les jambes sont là ! Le début de la descente va se faire dans le brouillard, je suis prudent et reste au contact du local qui descends à l’aveugle.

En bas nous ne sommes plus que 6, pas d’hésitation, chacun prend son relais et nous repassons la place du départ avec déjà une avance conséquente. La course est pliée, le vainqueur et les différents podiums sont dans ce sextet. Mais à peine entamé la remontée vers la Barraque de Trémolet, je sens le froid qui me pénètre de plus en plus. Malgré avoir déjà avalé une barre énergétique à l’amande dans la descente, je reprends un gel On-Energy. Hélas c’est trop tard, je commence à trembler, boire deviens difficile, tenir le guidon me coûte une énergie folle. Les jambes sont devenues toutes dures, je ne parviens presque plus à appuyer sur les pédales. Le cœur descend en pulsations, des signes très mauvais ! Mes compagnons d’échappés l’ont vu, ils m’encouragent à rester : « Allez Stéph, ça va passer, mange bois, tourne les jambes accroches-toi ! » Rien à faire je suis victime d’une hypothermie, je ne peux plus fournir d’effort, je suis en train de me battre pour ne pas tomber. C’est la mort dans l’âme que je laisse filer la gagne, je rebrousse chemin pour tenter de rallier au plus vite ma voiture et me changer. Il en va de ma survie ! Ce retour sera un véritable chemin de croix où j’ai manqué de chuter à plusieurs reprises, je ne suis plus lucide du tout ! Je vais mettre plus de 3h pour me réchauffer malgré des boissons chaudes offertes par les bénévoles présents dans la salle municipale.

Je resterai sur la ligne d’arrivée pour voir la cinquième victoire de Damien Albaret sur cette épreuve qui lui est cher étant natif de La Canourgue. Ce dernier me réconfortera un peu en me disant que j’étais vraiment très costaud.

Bien sûr je suis très déçu et cela m’a mis un gros coup au moral, venant sur cette épreuve avec l’envie de gagner, je mettais donné les moyens pour réussir mais décidemment le froid et la pluie ne m’ont jamais souri. Il va falloir rebondir de cet échec, regarder sur le reste du mois de mai et enfin espérer que les beaux jours arrivent tout comme les belles épreuves de montagnes.

Vous pouvez retrouver l’ensemble des résultats de cette manche ci-dessous :

http://www.challengecyclotour.com/wp-content/uploads/2017/05/Classement-lozcyclo2017_scratchs_98-et-146km.pdf

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