La marque Basque avait dévoilé officiellement son nouveau cadre haut de gamme à l’issue du Tour de France 2016 où nous avions aperçu ce dernier au sein du peloton. C’est donc toujours sous le nom Orca que Orbéa propose ses cadres haut de gamme. La gamme Orca s’impose désormais avec une identité à part entière.

Présentation et descriptif

Esthétiquement le Orca OMR se situe dans la mouvance actuelle avec des lignes épurées, travaillées et soignées. En effet ce cadre est fait à partir des nouvelles fibres Toray T700, T800 et M40J. Une technologie qui nécessite que les feuilles de carbone pré-imprégnées soient découpées au laser pour réduire l’excès de matériau et de chevauchements.

Pour réduire le poids du cadre sans altérer sa solidité, les nombreuses heures de pré moulage assurent le compactage optimal avec une quantité de carbone minimale. Ainsi le cadre nu en M pèse seulement 727gr ! Pour la géométrie, nous retrouvons un léger sloping et 7 tailles disponibles du 47 au 60. L’OMR est destiné aux coursiers ou cyclosportifs aguerris. Les angle du tube de selle assez relevées devraient donner une certaine nervosité à ce cadre. Retrouvez le tableau de géométrie complet ci-contre :

Côté innovation, nous trouvons un serrage du tube de selle intégré au tube supérieur et se fait via tampon tangent. Attention de bien respecter le couple de serrage de 8Nm afin de ne pas endommager ce tampon et ainsi anéantir définitivement le serrage de ce tube de selle !

La fourche avant offre une géométrie originale très « arquée ». Cette technologie appelé Freeflow éloigne les montants de la fourche au niveau du passage du pneumatique pour réduire la pression et les turbulences.

D’après les ingénieurs espagnols, ceci permet un gain de 4W à 40km/h mais surtout un gain de 26% en rigidité latéral et 20% en rigidité frontale. A voir sur nos essais si cela se ressent en danseuse et en descente. Mais ce n’est pas tout, cette fourche viens épouser le tube diagonale avec une découpe biseautée de ce dernier pour diminuer le Cx.
Côté pédalier, nous sommes sur un cadre asymétrique et un standard BB386. Ainsi vous pouvez monter pratiquement tous les pédaliers que vous souhaitez. Le passage des câbles est interne, à noter que ceux des vitesses sont croisés dans le tube diagonale. Orbéa a intégré une patte anti saut de chaine sur son tube de selle. Très bien finie, celle-ci est discrète et s’avouera efficace si vous êtes victime d’un saut de chaine !

Au niveau des équipements, tout est orienté vers le léger. Nous retrouvons une périphérie de chez FSA. Et pas n’importe quelle gamme, tige de selle, cintre et potence Extra-Light (prochainement un test complet de cet ensemble cintre/potence sur notre rubrique Test/Composants) ! Pour la selle la SLR Tekno avec ses 87gr viens finir ces périphériques. Orbéa propose ses montages de vélo avec des roues Vision. De ce fait nous avons une paire de Trimax C24 à boyaux. Des Vittoria Corsa Speed en 23, léger très performant mais dont la gomme très tendre ne permet pas de dépasser plus de 2000kms avec ceux-ci. Bien sûr pour un montage léger nous retrouvons le groupe le plus léger du marché, le Sram Red 22 mécanique. Ainsi notre modèle de test affiche seulement 5.855kg (sans pédale) sur la balance !

Essai routier

Dès les premiers tours de roues, c’est la légèreté qui se fait le plus ressentir. Avec un vélo si léger rien d’étonnant mais ce dernier ne se tord pas bien au contraire ! IL est très rigide, la fourche est très réactive, en danseuse elle renvoie votre énergie comme un ressort. L’OMR vous incite à « lever le cul ». L’angle du tube de selle trahi un vélo destiné à l’offensive. Et avec un montage tourné vers la légèreté et la performance, il n’est pas étonnant que nous ayons l’impression d’avoir une bombe entre les mains ! Au plus la pente est raide et au plus ce dernier se sent à l’aise. La boîte de pédalier asymétrique et très rigide et n’accuse aucune déperdition d’énergie et ce même avec des accélérations de plus de 1000W ! Au contraire cette dernière est très réactive et toute la puissance transgresse via le triangle arrière pour vous propulser vers l’avant. Les haubans fins sont « plats » pour encore rigidifier ce triangle arrière avec des bases assez volumineuses.

En descente, il est très précis. L’OMR s’inscrit dans les courbes sans vous prendre à défaut. Il tiendra sa ligne. La douille de taille conique 1’1/8’’ et 1’1/2’’ associé à cette fourche Freeflow augmente encore ce sentiment d’assurance et de précision. De plus elle supporte très bien les gros freinages sans vibrations ou sursauts.

Sur les portions plates, l’Orbéa Orca n’est pas en reste malgré que ce ne soit pas son domaine. Mais l’étude et la mise au point réalisée avec l’équipe Cofidis a permis d’avoir un vélo qui saura encaisser de grosses puissances et rouler à un rythme élevé.

Conclusion

Proposé à 7499€ sur le site officiel de la marque Orbéa, vous aurez pour ce prix un vélo très léger, mais aussi très polyvalent. Certainement un vélo qui saura vous propulser sur les plus hauts sommets mais aussi ne pas vous mettre à défaut sur des portions plates où généralement les vélos trop typés montagnes sont trop souples pour offrir un bon rendement. Son usage reste plus tourné vers ceux qui veulent de la performance et ont une pratique plus sportive que loisir. Equipé en Sram Red mécanique, de roues Vision et tout une périphérie haut de gamme, vous êtes serein sur l’entretien et sur la durée de vie de ce dernier. Pour nous c’est un des vélos les plus performants que nous ayons eu l’occasion de tester. Merci à Orbéa France pour ce prêt et la réalisation de ce test.

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