La Mercan’Tour Madone au départ de Peille (06) et l’arrivée située au col de la Madone est la dernière épreuve de la trilogie Mercan’Tour. Souvenez-vous le 18 juin dernier j’avais pris le départ de la seconde épreuve de ce challenge Mercan’Tour sur la Mercan’Tour Bonette.
Mais cette fois je suis bien décidé à rester sur le grand parcours et être un acteur principal. Le menu est une nouvelle fois très copieux avec 125 kilomètres pour 3400m de dénivelé positif ! Certes ces cols de l’arrière pays niçois ne sont pas les plus réputés, ni les plus longs mais ceux-ci sont sur des petites routes avec un revêtement assez dégradé et donc logiquement des descentes qui s’annoncent techniques.

Mon partenaire en nutrition ON-Energy est un des principaux sponsors de cette trilogie. C’est grâce à ce dernier que je me suis retrouvé au départ avec un dossard prioritaire. Mais cette course est aussi l’occasion pour moi de faire connaissance et de tester un nouveau vélo signé Officine Mattio. Encore peu connu en France ces derniers proposent des cadres sur-mesure avec le choix entre différentes fibres de carbone ! Prochainement nous vous proposerons un article complet détaillé à cet artisan italien. Mon vélo de prêt est un Lemma, leur modèle standard le plus aboutis pour la montagne. Le mien est équipé en Shimano Ultégra Di2, une paire de roue à boyaux de 38mm de profil montés dans leur atelier. Un vélo très léger qui a fière allure, le seul « hic », il est un peu grand pour moi, mais nous avons réussi à affiner au plus proche celui-ci de mes cotes habituelles. La météo est couverte et ne s’annonce guère mieux pour toute la journée, pas d’hésitation, une bonne dose d’embrocation siamoise, sous maillot Rosti et boisson énergisante Durante, avec une barre protéinée, 2 énergétiques, un gel endurance et un Last 20’.

Crédit photo @MercantourGranFondo

Mais revenons à Peille où je prends place sous l’arche de départ avec les autres prioritaires et excusé du peu, Mr Philippe Gilbert « himself », Tim Wellens et enfin Alexandre Blain pour ne nommer que les coureurs professionnels. Mais aussi de très grand nom de cyclosportifs transalpins avec de très grosses références. Cela annonce un niveau très relevé (sûrement encore plus que la semaine passée au Bosses de Provence). Les deux parcours partent ensemble, de ce fait nous sommes presque 300.
Mais dès le départ nous partons vers le col de la Madone. Celui-ci va se grimper assez vite sous un tempo imposé par Alexandre Blain. L’écrémage commence, mais sa courte distance ne fait pas encore une grosse sélection. La descente va s’effectuer rapidement sur une route très étroite et dégradé mais le coureur de chez Madison Genesis la connaît parfaitement et assure des trajectoires très propres. Même pas le temps de souffler que nous sommes de nouveaux en prise sur le col des Banquettes où c’est encore une fois le même scénario. Après plus de 25 kilomètres de course, nous sommes sur des routes larges et déjà plus qu’une grosse trentaine ! Les pros assurent des relais appuyés à l’avant, quelques cyclosportifs les relayent. J’en fais partis, nous sommes en course donc chacun fait sa part de boulot et je ne suis pas du genre à rechigner.
Nous arrivons au pied du plus long col de la journée, le col Saint Roch. Presque 20 kilomètres, et dès le pied c’est Tim Wellens qui impose un très gros tempo ! Nous sommes (d’après mon estimation) à plus de 6,5W/kg ! Je me bats pour rester, le vélo ne m’aide pas forcément, je cherche un peu ma position dessus. Je me retourne, nous ne sommes plus qu’une douzaine. Mais les bornes me font peur, je ne connais pas ce col et je me dis si nous faisons encore 15 kilomètres à ce rythme je vais exploser ! Nous perdons encore un peu de coureur, mais je dois lever légèrement le pied. Je me maintiens pas très loin des 8 hommes de tête. Mais l’irrégularité du col va m’être fatal. Nous abordons une portion descendante suivi de faux plat, ce qui permet au groupe de souffler un peu et aussi de creuser l’écart ! J’ai compris à ce moment-là que tout ceux de devant connaissent ces routes et ont eu un avantage psychologique sur moi.
Je suis donc en chasse patate au milieu de ce long col. Puis 3 hommes me reprennent, et nous allons rouler de concert sur un bon rythme. J’effectue une descente très rapide, le Lemma est très précis et rassurant en descente, très stable je suis en totale confiance avec celui-ci. Les roues en 38mm couplés avec des boyaux de 25mm sont idéales pour ces routes ! Dans le col de Braus, j’aperçois un coureur du groupe de tête qui s’est fait distancer. Je mets un gros tempo afin que nous revenions sur lui. Mais mes compagnons ne peuvent me suivre, je bascule au sommet avec un peu plus de 30’’ de retard. Au milieu de la descente la jonction est faite. Il s’agit d’un coureur italien d’Officine Mattio. Il me reconnait et nous allons collaborer énergiquement jusqu’au pied du col de la Madone. Un peu plus de 10 kilomètres avec au pied des passages à 15% ! Nous avons plus de 3’ de retard sur la tête de la course, je remets un gros rythme ayant un peu peur du retour du trio qui m’accompagnais tout à l’heure. Mais mon compagnon italien ne peut me suivre, je continue seul. Les jambes sont bonnes, je grimpe vite. Le vélo est excellent en montée, il est très confortable, nerveux dans les passages en danseuses. Je vois encore un coureur de ce qui reste du groupe de tête, il s’agit du leader de cette trilogie. Je le reprends et le double, puis encore plus loin d’autres coureurs, j’accélère encore mais je suis à la flamme rouge. Je franchis la ligne sous un ciel gris et un vent très frais en 8ème position.

Un peu déçu de ne pas être rester avec le groupe de tête au moment où la vraie sélection s’est faite. Je pense qu’en connaissant le col ou en étudiant sérieusement le profil, je me serai fait plus violence. Surtout qu’avec les jambes que j’avais dans le final, un top 5 voire podium aurait été réalisable. Cette course me servira de leçon et dorénavant je prendrai le soin d’étudier les parcours comme le font les équipes pros avant chaque épreuve.

Je tiens à remercier ON-Energy qui m’a invité et permis de réaliser cette belle épreuve, Officine Mattio pour le prêt d’un vélo haut de gamme très performant, mais aussi tous mes autres partenaires qui sont toujours là de prêt ou de loin.
Dès ce jeudi, je change de registre pour participer à 2 épreuves de VTT au Roc d’Azur mais aussi à la Gravel Roc le samedi avec une revanche à prendre sur l’an passée.

Ci-dessous le lien vers les classements de l’épreuve :
http://lamercantourcyclo.com/wp-content/uploads/2017/05/Classements-pour-internet.pdf

Ci-dessous le relive en 3D de ma course et son Strava :
https://www.relive.cc/view/1210191910
https://www.strava.com/activities/1210191910/embed/a09e0b77297b6876440a893b09ce8d0074e0afe4

 

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