Nous avons tous déjà entendu parlé des roulements céramiques sur les vélos mais qu’entendons-nous réellement par ceci et quelles en sont les gains ?

Tout d’abord il faut savoir qu’en cyclisme, il y a un véritable mythe autour de ces roulements. Mais en fait quand nous parlons de roulements céramiques, ce sont des hybrides et non des full ceramic. En effet ces derniers ont les billes et les portées de roulements en céramiques. Certes ce sont ceux qui offrent le coefficient de friction le moins élevé et donc une fluidité absolument incroyable. Mais ceux-ci sont très chers (comptez presque 100€/roulement) fragiles et non adaptés aux contraintes subis en cyclisme. L’axe d’une roue par exemple lors de séquences en danseuses suffit à faire travailler ces roulements au point de les faire éclater. Imaginez en pleine attaque vos roulements qui éclatent et la roue qui se bloque !

C’est pourquoi la solution est d’utiliser ces fameux hybrides avec billes céramiques sur portées acier. L’avantage des billes céramiques par rapport à l’acier est leur extrême dureté, leur aspect totalement lisse et
leur légèreté. Ainsi il y a un gain en fluidité avec un coefficient de friction réduit. Mais attention à certains produits vendus sur certains sites pour quelques euros, ces billes sont très dures ce qui aura pour effet d’user très rapidement les bagues en acier sur lesquels elles sont montées et de prendre du jeu par la suite. Le tableau ci-contre propose un classement des duretés de différents matériaux. La céramique se trouve dans les meilleurs places.

En terme de performance on peut agir sur trois postes : les moyeux, le boîtier de pédalier et les galets de dérailleur. Ces derniers tournent assez vite bien que nous n’y fassions pas attention. En les maintenant toujours propres, le gain de friction sera le plus remarquable. En ce qui concerne le pédalier, le ressenti ne sera pas exceptionnel du fait d’une cadence de pédalage pas assez élevé pour un réel gain. Les moyeux offriront un excellent gain surtout en descente.

Présentation

Chez CyclingCeramic on a opté pour des roulements intermédiaires qui résolvent le problème évoqué précédemment. Les portées sont en alliage Ride (Revêtement innovant à dureté extrême), pour supporter le contact avec les billes, sans atteindre le coût de portées en céramique. En atteste les dires du constructeur : « Les billes en nitrure de silicium sont utilisées afin d’améliorer les performances des roulements. Les billes en céramique sont plus légères, rigides, lisses, dures, résistantes à la corrosion. Elles requièrent moins de lubrification et ont une expansion thermique inférieure à leurs homologues en acier. Nos billes sont polies pendant 45 jours en continue afin d’obtenir des billes plus rondes et lisses. »

Le but final recherché par la jeune entreprise française est d’augmenter vos performances. Ainsi un kit complet sur un vélo comprend :

  • Des galets de dérailleurs
  • Des roulements de roues (compatible avec la majorité des moyeux du marché)
  • Des roulements de pédalier (compatible tous types de boitier)

Ainsi toujours d’après CyclingCeramic, « ces roulements permettent de réduire les frictions, d’améliorer le transfert de puissance et ont une longévité extrême. Cela permet ainsi de diminuer la surface de contact au maximum. D’avoir un gain de puissance de 6 à 10 Watts, une vitesse moyenne augmentée de 3 à 5% et une diminution de 2 à 5 pulsations par minute ». Nous vérifierons ces dires lors de l’essai routier. Et enfin ces roulements CyclingCeramic ont une durée de vie 3 à 5 fois plus longues que des roulements standards.

Essai routier

Nous avons équipé un vélo de test, un BH Ultralight avec un kit complet. Donc pour rappel, un jeu de galet de dérailleur, les roulements du boitier BB386 et ceux des moyeux DT Swiss 240s (qui ont déjà une très bonne fluidité). Afin de bien ressentir chaque roulement CyclingCeramic, le test a été établi en plusieurs étapes avec à chaque fois seulement un changement et un test final avec le kit complet.

Galets de dérailleurs : c’est sur un dérailleur arrière Shimano Dura-Ace que nous avons montés les galets
CyclingCeramic. Ces derniers sont plus lourds que les japonais, (16gr la paire Dura-Ace ; 23gr la paire céramique). Rassurez-vous cet embonpoint est vite oublié une fois parti. En effet dès les premiers tours de pédale, on sent la transmission plus fluide, des changements de vitesses plus rapides et précis. Mais surtout on ressent la très faible friction dont d’après le constructeur serait inférieur de 98%, et donc une chaine qui transmet directement votre puissance sur le moyeu.

Boitier de pédalier : Comme nous l’indiquions en ce début d’article, le gain n’est pas énorme. Mais une fois encore on ressent un gain qui s’exprime comme si les manivelles étaient plus légères lors du pédalage. Un ressenti qui sera confirmé par le SRM qui enregistre un gain de 2% pour la même force et cadence appliquées sur le pédalier.

Roulements de roues : Le kit CyclingCeramic comprend 6 roulements, 4 sur la roue arrière et 2 sur la roue avant. Etant donné que ce sont ces derniers que les cyclistes pensent et veulent absolument changer, nous avons établi un test plus poussé. A l’aide d’un moyeu Powertap G3 (même roulements que les DT Swiss), d’un compteur classique nous avons observé la vitesse de la roue à des puissances données, avec les différents roulements. Monté sur un Home-Trainer trépied, nous avons effectué 3 mesures à respectivement 250W, 300W, et 350W. Dans un premier temps, avec la roue équipée des roulements d’origine et les mêmes mesures avec celle-ci équipée des roulements CyclingCeramic.

Nous avons donc observé à chaque puissance imposée la vitesse de la roue, pour ensuite comparer et évaluer les gains à puissance égale.

Paramètres fixes :

  • Roue artisanale AlpinsWheel carbone 50mm avec moyeu à capteur de puissance.
  • Braquet utilisé de 53×15 en permanence.
  • Pression du boyau : 8,5 bars
  • Résistance du Home-Trainer fixe.

Résultats :

  • A 250W : acier = 39,5 km/h >> CyclingCeramic = 40,7 km/h, soit un gain de 2,9%
  • A 300W : acier = 45,2 km/h >>CyclingCeramic = 46,0 km/h, soit un gain de 1,8%
  • A 350W : acier = 52,0 km/h >> CyclingCeramic = 52,9 km/h, soit un gain de 1,7%

A force égale, le gain moyen en vitesse est donc de 2%.

Ces mesures se ressentent sur la route, où les roues semblent très faciles à emmener. Après plusieurs kilomètres sur terrains variés, les roues semblent filer toutes seules. En descente il n’y a plus de retenue, le vélo prend rapidement de la vitesse et sur les démarrages, la roue arrière semble vous propulser vers l’avant.

Kit complet : Là nous sommes dans une autre dimension ! En effet chaque gain ressenti individuellement est amplifié lorsque tous ces roulements CyclingCeramic sont réunis. Tout simplement le vélo paraît plus léger, plus facile à emmener. La transmission beaucoup plus fluide et précise. Une fois encore le SRM va confirmer ces ressentis avec un gain de l’ordre de 7% sur le même protocole qu’établi lors du test des roulements de roues.

Certes les roulements CyclingCeramic sont plus chers que des standards, comptez entre 450 et 500€ (185€ pour le pédalier, 125€ pour les galets, 189€ pour les
roues) pour équiper votre vélo. Mais le gain total mesuré à presque 7% en vaut la peine pour ceux qui sont à la recherche de performances. De plus c’est toujours plus agréable d’avoir une roue qui une fois tenue entre vos mains semble ne jamais vouloir s’arrêter ! Lors d’une sortie sous la pluie, ne pas avoir à se soucier si les roulements ne vont pas « grippés » ou perdre leur fluidité une fois la corrosion installée à l’intérieur.
Pour plus de renseignements, vous pouvez aller faire un tour sur le site de CyclingCeramic ou visiter leur page Facebook.

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