Ce dimanche 3 septembre a eu lieu le traditionnel Tour du Pays de Gex. Cette course qui est devenu désormais une classique porte encore le nom de Tour du fait de ses anciennes éditions qui se disputaient sur plusieurs jours et étapes.
Mais depuis quelques saisons c’est désormais un parcours qui tourne aux alentours des 160 kilomètres avec un dénivelé d’un peu plus de 2000m positif que les organisateurs proposent.

Pour cette 39ème édition nous avons donc au programme 161,5 kilomètres et un total de 2346m de D+. Mais sa particularité c’est que ce dénivelé se fait en plusieurs petites côtes hormis l’unique col de l’épreuve, le col de Menthières.
Pour tenter de figurer au mieux sur cette épreuve classé Elite-nationale, j’avais opté pour mon titane RC13.54 de chez Grade9. Ce dernier associé à un mix de roue carbone de mon fidèle partenaire Alpin’s Wheel avec une 50mm de profil à l’arrière et ma roue basse de 20mm à l’avant et son moyeu Extralite à roulement céramique.

Après avoir observé une minute de silence en l’honneur d’un membre de l’organisation décédé dans l’année, nous voici partis pour un petit défilé dans la ville natale de Voltaire. Départ arrêté et coup de sifflet pour signaler le réel. Pas besoin du coup de sifflet pour savoir que nous sommes partis pour la course, le compteur oscille entre 45 et 50km/h ! Certes ce début de course est assez plat ou légèrement vallonné mais l’allure reste très élevée pendant plus d’une heure. J’ai même relevé plus de 45 km/h de moyenne sur ce début de course ! Enfin une échappée parvient à s’extraire du pack ce qui nous fais ralentir un peu. Ce groupe d’une dizaine d’hommes va compter environ 1’ d’avance. Mais nous approchons de Chézery-Forens qui marque le pied du col de Menthières. 8,7 kilomètres à 6% de moyenne. Ce dernier sert en général de juge de paix où si vous basculez au sommet dans le groupe de tête, vous êtes certains de finir bien classer. Je me place dans les avant-postes du peloton et suit le rythme imposé par des coureurs de Dijon. Nous sommes régulièrement aux environs des 350W, j’ai de bonnes jambes je ne subis pas du tout l’allure au contraire.

Crédit photo Zoé Soullard – DirectVelo

Devant, le groupe de tête sème du monde, nous aussi. Je profite d’une épingle pour jeter un œil et observer les dêgats, nous ne sommes plus qu’une grosse vingtaine. Nous basculerons ainsi avec 20’’ de retard sur ce qui reste de la tête. Dans la descente très en confiance dans mes boyaux et grâce à la surface de freinage retravaillé de mes jantes carbones, je déborde les gars pour me retrouver en seconde position et ce jusqu’en bas.
Le plat est très usant et beaucoup de coureurs placent des attaques, je réponds et saute dans les roues pour éviter de faire trop d’effort. Mais hélas je suis pris de crampes soudaines. (Le salon de l’Eurobike et ses multiples kilomètres à pied se fait ressentir !). J’essaye de tourner les jambes au maximum, je me ravitaille d’un gel énergie et boit abondamment. Il reste encore plus de 50 kilomètres de course et la vraie guerre va commencer… Sur ces portions en faux plat je ne suis pas à mon avantage au contraire, je me bats pour rester à ma place. Dans un « coup-de-cul » je ne parviens pas à combler le trou et me retrouve éjecter de ce groupe de tête ! Je tente de rentrer mais peine perdu, devant je vois que personne ne « débranche »… S’en est fini pour moi et mes espoirs d’un top 10 !

Crédit photo Elise Chauveau

Je me relève, discute avec un autre coureur qui a « sauté » en même temps que moi. Nous nous faisons reprendre par le contre qui était pointé à plus de 2’, je reste dans celui-ci mais avec juste l’envie d’en finir. Ce dernier va même se scinder en deux, étant en queue de groupe, je me fais piéger. Pour moi cela n’a plus d’importance. Je rallierai ainsi la ligne d’arrivée en 26ème position mais avec un mal de tête et des maux de ventre atroces !

Le retour en voiture sera un véritable calvaire où je vais être malade et passer une nuit affreuse ! Comme quoi l’organisme est capable de supporter de grosse charge d’entrainement, de se réadapter mais le manque de sommeil associé à de gros efforts ne pardonne pas ! N’oubliez pas que la récupération fait partie intégrale de l’entrainement !

Dimanche 10 septembre, je serai au départ du Grand Prix du Faucigny où j’espère me rattraper de cet échec !

 

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